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Plus de 1000 classes fermées au Québec

Plus de 1000 classes fermées au Québec

Elles ne sont pas toujours prêtes à passer au virtuel

masque école
PHOTO CHANTAL POIRIERJon Gurman, de l’entreprise M4SK Army, a distribué des masques gratuitement aux élèves de l’école secondaire Marymount Academy International, jeudi.

Un mois après la rentrée, le nombre de classes fermées au Québec dépasse maintenant le millier, un cap que les directeurs d’école ne s’attendaient pas à voir franchi si vite.

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«Ça commence à être inquiétant. Ça fait vraiment beaucoup de classes fermées à travers le Québec», estime Nicolas Prévost, président de la Fédération québécoise des directions d’établissement d’enseignement.  

Dans son nouveau bilan, diffusé hier, le gouvernement chiffrait à 1016 le nombre de classes placées en quarantaine, notamment pour éviter que les élèves positifs d'un groupe infectent ceux d'un autre groupe. 

Des 2740 écoles de la province, plus de 770 comptaient au moins un cas de COVID-19 actif parmi les élèves ou le personnel.  

Sur le terrain, les directeurs sont étonnés de voir l’ampleur des répercussions de la COVID-19 dans le milieu scolaire. «Ça dépasse vraiment ce qu’on avait prévu.» 

Goulet d'étranglement

M. Prévost commence aussi à observer un goulet d’étranglement en ce qui concerne les enquêtes de la Santé publique dans les écoles.  

«Il y avait des régions où les résultats [des dépistages] pouvaient être donnés très rapidement, en 24 heures. Là, c’est du 48 heures minimum. Eux aussi, ne fournissent pas», observe-t-il.  

Heureusement, lorsqu’une classe bascule en mode virtuel, les choses se passent généralement bien. Mais plus le nombre de classes placées en isolement grandit, plus les inquiétudes grandissent aussi, notamment sur la possibilité de fournir des appareils à tous les jeunes qui n’en ont pas à la maison.  

«Il ne faudrait pas que ce rythme-là s’accélère», prévient M. Prévost. «Il y a des endroits où on est prêt à 100% [si l’école au complet devait fermer], mais ce n’est pas le cas à travers tout le Québec», dit M. Prévost.  

Par exemple, une quarantaine de familles n’avaient pas de connexion internet la semaine dernière, quand l’école secondaire Gérard-Fillion, à Longueuil, a dû fermer ses portes en raison d’un nombre élevé de cas de COVID-19.  

Beaucoup ou peu?

D’ailleurs, le nombre d’écoles où toutes les classes sont fermées ne fait pas partie du bilan quotidien du ministère. L’ajouter aux données diffusées «ne ferait pas de tort», croit l’épidémiologiste Nimâ Machouf.   

Mais 1000 classes fermées, est-ce beaucoup ou peu? Dur à dire, puisqu’on ne connaît pas le nombre total de groupes que comptent les établissements de la province.  

À la Fédération des centres de services scolaires, on estime à vue d’œil qu’il y en aurait entre 45 000 et 50 000, ce qui voudrait dire qu’environ 2% des groupes seraient actuellement isolés.  

«C’est quand même gérable», constate la porte-parole Caroline Lemieux. Surtout qu’il n’y a eu que très peu d’éclosions entre les murs des écoles. Une classe peut être fermée de façon préventive lorsqu’il n’y a qu’un seul cas. «Et souvent, ça s’arrête là.» 

Changements quotidiens

Par ailleurs, c’était hier le premier jour où les élèves du secondaire devaient porter le couvre-visage en tout temps à l’école, une nouvelle mesure qui «se gère assez bien», remarque Nicolas Prévost.  

Mais pour les enseignants, les chamboulements quotidiens que cause la pandémie, comme le fait de devoir basculer en mode virtuel, entraînent un «essoufflement», remarque Josée Scalabrini, présidente de la Fédération des syndicats de l’enseignement.  

«Enseigner en classe ou à distance, ce n’est pas la même préparation, la même gestion de classe, le même suivi», illustre-t-elle.


Depuis mardi, Le Journal tente de connaître le nombre d’écoles fermées en raison de la COVID-19 et le nombre total de classes que comptent les établissements du Québec. Tard jeudi soir, le ministère de l’Éducation n’avait toujours pas répondu.


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